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Posts tagged ‘thriller’

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Alan Wake, le jeu en plein thriller

J’ai enfin terminé Alan Wake, exclu xbox 360 dont j’ai acheté l’édition collector dès sa sortie le 14 mai dernier. Je l’avais repéré lors de l’E3 de l’année dernière et je l’attendais vraiment avec impatience car il nous promettait frissons, enquête et thriller, ce que j’apprécie beaucoup dans les jeux vidéos.

J’ai beaucoup joué au jeu les premières heures, et j’ai enchaîné rapidement les chapitres. Cependant, étant donné la longueur de chaque chapitre je me suis doutée qu’il ne devait pas y en avoir beaucoup, et comme le jeu est assez stressant, j’ai préféré préserver mes nerfs et jouer de temps en temps.

Maintenant que j’ai terminé le jeu, je peux enfin vous donner ma review en toute connaissance de cause

Le scénario

Vous incarnez Alan Wake, un écrivain à succès qui prend des vacances à Bright Falls durant lesquelles sa femme va disparaître. Partant à sa recherche, il va découvrir les pages d’un manuscrit qu’il ne se souvient pas avoir écrit. Et le contenu de ces pages va se réaliser… On se retrouve donc plongé dans un cauchemar haletant et angoissant.

Le scénario est bien mené, si je n’étais pas stressée par le jeu, rien que le scénario m’aurait motivée à ne pas le lâcher pour connaitre le fin mot de l’affaire. L’histoire est découpée en chapitres, au nombre de 6, et chaque début de chapitre commence comme une série: « previously on alan wake… »

Le héros

Pour une fois je vais parler un peu du héros puisqu’on vit l’histoire à travers ses yeux à lui et qu’il n’est pas ce qu’on a l’habitude d’avoir dans les jeux vidéos.
Alan Wake, c’est un type comme vous et moi. Le scénario est très fort inspiré des romans de Stephen King (un écrivain comme personnage principal par exemple), de la série Twin Peaks (que je ne connais pas), de Lost et un peu du compte de Baba Yaga. Il y a aussi une scène (et c’est le cas de le dire ^^) qui me fait penser à Left 4 Dead 2. Il y a certes un peu de surnaturel dans le jeu, mais il y a une volonté de faire quelque chose de réaliste et cela transparait vraiment dans le jeu. Rien que les méchants par exemple. Ils ont un aspect tout à fait normal si ce n’est les ombres qui les entourent, ils ne sont pas défigurés avec la bave à la bouche comme les zombies habituels. Ce qui ne les empêche pas de foutre la trouille

Alan doit faire avec tout ça, ce n’est pas un super-héros avec plein de super-pouvoirs. Il a sa lampe torche, son cerveau et il fait avec. Alan Wake court donc assez vite mais s’essoufle rapidement, Alan Wake se fait mal quand il tombe d’un talus, Alan Wake ne sait pas faire des bons extraordinaires au dessus du vide, Alan Wake recharge lentement son arme, d’ailleurs Alan Wake ne sait pas à la fois utiliser sa lampe torche et recharger son arme.

Alan Wake ça pourrait être vous, comme ça pourrait être moi. Il faut s’y habituer car on est plus généralement aux commandes d’un héros qui même s’il peut être réaliste ou banal a des pouvoirs et des capacités plus importantes. Cela donne une difficulté dans le jeu car lorsqu’on est entourés d’ennemis, avec la pile de sa lampe à plat, une arme à recharger, et un personnage essoufflé c’est un peu le stress! Il faut sélectionner l’ordre des actions, et garder son sang-froid. C’est pour ça que je  dis que c’est un peu assez éprouvant pour les nerfs Ce manque de capacité du héros nous force donc nous, joueurs, à en avoir plus que lui.

Gameplay

Le gameplay est donc fortement influencé par les capacités restreintes du personnage. Il est très basique, on saute, on court (pas longtemps ^^), on tire, on recharge, on utilise sa lampe torche.

Les phases de jeu sont variées. Ce n’est pas du survival horror donc on se retrouve parfois à parcourir une distance en se disant que d’un instant à l’autre on va se faire attaquer, et sans rien voir arriver. Il y a de petites énigmes, pas très compliquées, comme actionner des interrupteurs dans le bon ordre pour faire apparaître des passerelles ou bien actionner des montes-charges correctement afin de les utiliser comme ponts.

Il y a des cinématiques, des flash-back, des scènes de jeu la nuit, des scènes de jeu le jour, c’est vraiment très varié. Il y a des stratégies à adopter car parfois, il vaut mieux fuir un combat que tenter le coup trop tôt. Des réserves de munition peuvent nous attendre pas très loin

Scènes d’action, scènes de découvertes et scènes de réflexion sont assez bien dosées. Même si j’avoue avoir eu un peu de mal avec le dernier chapitre, trop long pour certaines choses, trop court pour d’autres, et un peu décevant (je n’en dirai pas plus pour ne pas spoiler).

L’importance de la lumière

Outre le personnage d’Alan Wake, la lumière est l’élément le plus important du jeu. Notre meilleure alliée est notre lampe-troche et croyez moi il vaut mieux manquer de munitions que manquer de piles La lumière est nécessaire pour faire fuir les ombres qui possèdent les méchants, et nous permettre de les abattre. La lumière est également un refuge. Cette dialectique ombres – lumière est très bien pensée et intégrée au gameplay. C’est ce qui m’avait principalement séduit lorsque j’avais découvert le jeu à l’E3.

Graphismes et bande son

Les graphismes et la modélisation des personnages sont convaincants, on est cependant assez loin des prouesses que Playstation peut effectuer à l’heure actuelle comme dans Heavy Rain par exemple. Ils n’en sont cependant pas moins agréables, certaines cinématiques en plein jour sont un peu décevantes mais les scènes de nuit sont toujours superbes. L’ambiance visuelle est tout de même assez riche, avec parfois de beaux paysages combinant un avant-plan et un arrière-plan très riches.

Le meilleur dans Alan Wake reste tout de même la bande son. Ayant acheté l’édition collector comprenant un CD de celle-ci, je l’écoute actuellement pour me replonger dans l’ambiance du jeu et il n’y a pas à dire, on fait de plus en plus de bonnes choses en musique dans les jeux vidéos (la BO d’Assassin’s Creed 2 est elle aussi superbe). Le paradoxe avec les jeux vidéos est que la musique nous accompagne tout le long, guide nos émotions, mais on ne l’écoute pas vraiment. Dans un jeu comme Alan Wake ou Assassin’s Creed 2 j’ai l’impression d’entendre un peu tout le temps la même chose. Puis je suis étonnée de voir le nombre de morceau différents qu’il y a. Certes certains thèmes reviennent parfois, mais quand même…

J’ai regardé une partie du DVD bonus présent dans l’édition collector, et il y a une partie sur les sons dans Alan Wake. C’est assez étonnant de voir les sons qui ont été utilisés pour signifier l’apparition de possédés, qu’on arrive dans un lieux infesté d’ombres, etc. Ce sont des bruits banals, voire mignons, comme des pleurs de bébé ou des miaulements de chatons. Cependant les bruits sont tellement modifiés qu’ils en deviennent vraiment flippants

Durée de vie et difficulté

J’ai joué en mode normal, donc le premier niveau de jeu proposé. Il existe aussi un mode cauchemardesque que je n’ai pas essayé. Je n’ai pas vraiment fait attention au nombre d’heures passées à jouer, mais je dirais qu’en moyenne j’ai bien pris 3h par chapitre (il y en a 6). Sachant que certains sont plus longs que d’autres.

La difficulté est croissante, tant au niveau de l’apparition des méchants (on nous les montre à l’avance, leur éloignement) qu’à leur nombre et qu’à leur résistance. J’ai oublié de préciser qu’Alan Wake est un jeu « à fouille ». Il y a des items à récupérer ou à visionner. Il faut donc prendre un minimum son temps pour explorer. Parfois on n’ose pas, mais comme il m’est souvent arrivé de manquer de munitions je fouillais toujours un minimum pour essayer d’en trouver un max, dénichant aux passages certains items à collecter. J’avoue cependant que je me suis déjà retrouvée en face d’un des items (un thermos de café) avec tellement de méchants sur le dos que je n’ai même pas pris la peine de le prendre

Le mode cauchemardesque peut donc être joué rien que pour avoir les succès s’y rapportant, et trouver les items qu’on a loupés. Certains comme des émissions de radio ou de télévision sont assez intéressants car ils nous en apprennent sur l’histoire. Cependant, je préfère une collecte de plumes dans Assassin’s Creed 2 qui peut se faire peinard que de devoir recommencer tout un jeu pour trouver des objets disséminés ici et là, parfois dans des scènes d’action.

Conclusion: 18/20

J’ai adoré ce jeu, ma seule déception vient du 6ème chapitre et de la fin que je n’ai pas vraiment totalement compris. C’est un jeu au ryhtme parfois soutenu et haletant, c’est pourquoi j’ai réduit la durée de mes phases de jeu et me suis parfois retrouvée à mettre le jeu en pause pour reprendre mon souffle.

Pour tout vous dire, voici ce que j’ai le plus souvent dit durant le jeu:

  • Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii (= des mooooooonstres !)
  • J’veux tireeeeeeeeeeeer (= mais tu vas la recharger cette foutue arme ?????)
  • Mais quel con ce pey !!!!! (= j’ai lamentablement loupé un saut)

L’édition collector d’Alan Wake est superbe et vraiment abordable. Dans un coffret en forme de livre, vous y retrouverez le jeu biensûr, l’OST, un DVD bonus, un code pour le prochain DLC et un livre pour en savoir plus sur l’histoire (à lire après avoir terminé le jeu car spoiler alert !)

Pour parler rapidement des DLC, il y en a deux qui sont prévus, le premier pour le mois de juillet. Ils serviront en fait de pont entre Alan Wake et Alan Wake 2. Car oui, pour mon plus grand plaisir et sûrement le vôtre, un second opus est prévu

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Shutter Island, un thriller prenant et angoissant

Shutter Island est le dernier film de Martin Scorsese, mettant en scène un de ses acteurs fétiches de ces dernières années: Leonardo Di Caprio.

Synopsis:

Ce dernier incarne un Marshall dans les années 50 se rendant à Shutter Island pour résoudre une disparition. En effet, une patiente de cet hôpital psychiatrique, isolé sur une île et détenant les fous les plus dangereux du monde, a réussi à s’échapper.

C’est dans un environnement dangereux, flippant et pas toujours coopératif que le Marshall va devoir évoluer afin de résoudre les nombreuses énigmes du fameux asile.

Casting:

Je suis vraiment sous le charme de Di Caprio. Quand on se rappelle de sa frimousse de jeune gamin dans Titanic, on voit comme il a mûri. C’est un acteur qui ne cesse d’évoluer et ce dans différents registres. Je le trouve vraiment très bon, et un film avec lui signifie désormais pour moi un bon film. C’est sa présence et l’ambiance du film qui m’ont tout de suite donné envie de le voir alors que je suis une vraie froussarde.

Son partenaire, Mark Ruffalo, joue également très bien et  a un physique que je trouve parfait pour l’époque, qui lui sied très bien.

Michelle Williams change également de registre, mais sa performance m’a moins convaincue. J’ai tout de même trouvé le casting très bon dans l’ensemble, avec une petite mention pour  Ben Kingsley qui a bien la tête du psy en chef pour pareille institution Faut dire que le rôle où il m’a le plus marqué, c’est celui qu’il incarne dans le film House of Sand and Fog.

L’histoire:

Martin Scorsese sait nous tenir en haleine, Shutter Island est un super thriller! Si je n’étais pas aussi froussarde, j’aurais presque envie de faire un tour sur l’île tellement j’ai été prise par l’ambiance et l’histoire.

L’intrigue est très bien nouée, je ne m’attendais pas à autant de richesses dans le scénario au vu de la bande-annonce. Ce n’est pas un film où chaque élément est prétexte à faire sursauter le spectateur.

L’histoire, se déroulant au milieu des années 50 est mise en perspective par rapport à la guerre 40-45 et aux camps de la mort.

Si le film ne fait pas forcément peur (même si j’ai le « sursautement » facile), il y a néanmoins des images pas toujours très gaies à voir dans ce contexte-là. Un contexte qui, suite à une visite du camp d’Auschwitz-Birkenau et un travail de fin d’études sur le devoir de mémoire, est très loin de me laisser indifférente. Néanmoins, je n’ai pas fais de cauchemars comme à l’accoutumée, ni à propos de la Shoah, ni à propos du film. Lowett 1 – Mon imagination 0. Yay !

Bande son:

Le summum du film, la bande son est réellement angoissante. Je m’en suis presque sentie claustrophobe parfois. Elle n’est pourtant pas très élaborée, juste quelques notes qui pètent bien dans la salle, mais elle convient pile poil à la situation. L’entendre si fort, dans la salle obscure, ça donne vraiment toute son ambiance flippante au film !

Conclusion:

Un super thriller angoissant, surprenant, mais regardable car ne mise pas sur des images choc à tout bout de champ. Certes je me suis caché les yeux plusieurs fois mais c’était souvent une fausse alerte. C’est mon côté « je flippe pour rien ». Je suis une vraie chochotte, donc si j’ai réussi à voir et apprécier ce film je pense que vous pourrez aussi

A voir au cinéma, accompagnée et peut-être pas trop tard le soir

Vous m’en direz des nouvelles

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