Vacances, j’oublie tout
Crédit image : ffffound (via Pinterest)
Je les attendais avec impatience, et voilà qu’ils sont là : mes premiers congés d’été. J’ai pris quelques jours cette semaine afin de pouvoir aller me ressourcer chez mes parents, près de Senlis, dans l’Oise. L’occasion de souffler un gros coup, oublier boulot et tracas, et profiter des moments en famille ou de lecture au soleil, dans le jardin. De plus, la météo annonce une semaine très chaude et plutôt belle (surtout ce week-end : 33 degrés !).
Je ne prends pas mon ordinateur avec moi, mais je prends mon iPad. J’aurai sans doute l’occasion de faire quelques courts billets sur le blog. Sinon, il reste Twitter et Instagram
J’en ai marre qu’on stigmatise ma peau blanche !
Article coup de gueule, ça faisait longtemps ;-)
Le soleil est de retour, les températures grimpent, donc forcément on montre plus de peau que d’habitude. Il y a un peu deux écoles : celles qui attendent d’être bronzées pour s’exposer (coucou l’autobronzant !), et celles qui n’ont pas peur de montrer bras et jambes « de poulet » parce qu’il faudra bien le faire à un moment. Et puis bien sûr, dans ces deux écoles il y en a deux autres : celles qui bronzent vite et celles qui bronzent lentement.
Moi j’ai le combo gagnant : peau de poulet, bronzage lent. J’ai la peau blanche, je ne bronze pratiquement pas (je suis plutôt hâlée), je rougis d’abord, et je fais facilement des insolations au début des vacances. J’ai de plus tendance à me méfier du soleil, je l’évite lors des heures d’ensoleillement maximum que je considère être entre 11h et 15h30 voire 16h selon le pays dans lequel je me trouve et je porte un chapeau pratiquement toute la journée. Ces dernières années, en vacances, c’était indice 50 sur le visage et le corps. Cette année, je redescends à 30. Après plusieurs discussions et recherches dans ce domaine pour mon boulot, j’ai réalisé que je ne suis pas au point d’avoir une peau intolérante au soleil (et si je dis que mes jambes sont couleur « poulet », j’exagère un peu car je ne suis pas cachet d’aspirine non plus) et que l’indice 30 me protégera bien à condition d’en remettre au moins toutes les 2h et après chaque baignade.
Je déteste avoir un coup de soleil, d’abord parce que ça me fait mal, ensuite parce que c’est tout simplement dangereux pour la peau. La seule année où j’ai quitté mon parasol et me suis autorisée l’exposition au soleil durant l’après-midi, j’ai fait une allergie sur mes jambes. Pendant deux jours, je n’ai plus pu les exposer, je devais garder une serviette dessus. J’adore l’effet de chaleur du soleil sur ma peau, par contre je déteste lorsqu’il me brûle !
Puis les vieilles qu’on voit sur les plages ont tendance à me convaincre : j’ai déjà peur de la vieillesse à la base, mais avec elles c’est décuplé. Je ne veux pas ressembler à une pomme qu’on a oublié quelque part depuis trop longtemps, ni avoir des taches partout.
Cependant, je dois bien l’avouer, mes convictions ont souvent la vie dure à cause de l’image renvoyée par la société biensûr (dans les magazines, les mannequins sont bronzées à outrance) mais aussi toutes les remarques de mon entourage. Car des filles comme moi, je n’en connais pas beaucoup.
Les filles de mon entourage, elles bronzent vite. Quand elles reviennent d’une semaine en Italie, ça se voit (pour certaines, trop, et c’est même moche). Moi je suis partie 10 jours l’année dernière, on n’a pratiquement fait que visiter et marcher, donc forcément mes épaules étaient bronzées et le reste pas, on ne s’est pas gâché de me faire la réflexion à mon retour. Quand je partais en vacances en all-in une semaine dans un pays ensoleillé, on me demandait limite si j’avais eu du mauvais temps. Bref, les gens manquent rarement une occasion de me faire une réflexion et ça me court sur le haricot !
D’autant plus que parmi les filles de mon entourage, qui bronzent vite, il y en a qui ont à peine 30 ans et qui ont des taches sur les mains comme ma grand-mère. D’autres qui, en vacances, se tartinent de graisse à traire indice 0 pour littéralement cuire entre 12h et 14h sous un soleil de plomb comme un bout de viande qu’on jette sur le grill. Elles font partie de celles qui te disent « moi j’ai d’abord un coup de soleil parce que comme ça après je bronze plus vite ». T’es pas bronzée, t’es brûlée ma fille.
Le cancer de la peau, ça te dit quelque chose ? La Fondation contre le Cancer a mené une étude avec Ipsos qui a révélé que les 15-30 ans constituent un groupe particulièrement à risque, leur comportement face au soleil étant le plus dangereux par rapport aux autres tranches d’âge. Chaque année, il y a de plus en plus de mélanomes. En 1940, 1 personne sur 1500 développait un mélanome. En 2008, c’est 1 personne sur 75. En 70 ans, cela a augmenté de 2000%.
Et le pire dans l’histoire, c’est que ces filles-là, qui se prennent d’abord un coup de soleil pour « bronzer plus vite » ou font du solarium avant de partir en vacances croyant qu’elles devront moins se protéger sur place… il faudrait voir le temps qu’elles passent dans la salle de bain. A mettre de la crème hydratante sur le visage, le corps, se maquiller, se démaquiller. Ou mieux encore : utiliser assez tôt une crème anti-âge parce qu’elles ont peur des rides. Puis vont s’exposer en plein soleil durant des heures sans protection (ou bien une protection trop faible, ou pas assez souvent appliquée) comme si elles ignoraient que le soleil accélère le vieillissement cutané ?
Alors ok, moi je suis peut-être blanche aujourd’hui. Je reviens juste hâlée d’une semaine en vacances à la plage*. J’aurai peut-être quand même un cancer à 45 ans. Ces filles-là n’auront peut-être jamais aucun problème de santé. Mais je ne me sens pas mal d’avoir une peau blanche. Je ne mettrai pas ma santé en jeu, juste pour avoir une peau bronzée pendant un mois. Ça ne sert à rien de me stigmatiser si ce n’est m’agacer.
On peut me faire toutes les réflexions possibles et imaginables. Dans 30 ans, on verra bien qui fera encore la maligne.
J’ai rédigé ce blogpost parce que j’avais besoin que ça sorte, et que j’espère que d’autres filles se reconnaîtront dans cette description.
*Je dois admettre qu’il est vrai que j’ai quand même envie de revenir de vacances un peu plus bronzée et que j’ai déjà essayé les compléments alimentaires type Oenobiol solaire par exemple (qui n’ont jamais rien donné) et que cette année j’ai acheté des crèmes avec soi-disant accélérateur de bronzage (Bioderma Photoderm Bronz et Garnier Golden Protect) pour tester. Mais ce sont des crèmes avec indice 30 qui au pire ne changeront rien mais ne mettront pas ma peau en danger.
Edit
Je me rends compte que mon article peut porter à confusion concernant celles qui bronzent bien tout en faisant attention. Biensûr, je ne les accable pas ! Je les jalouse secrètement, je les envie grave, mais je ne les critique pas
Mon coup de gueule portait surtout sur :
- Les remarques désobligeantes auxquelles on a très souvent droit quand on ne bronze pas/très peu/pas vite.
- L’attitude irréfléchie et dangereuse de certaines qui sont prêtes à tout pour être bronzées (et qui, souvent, sont celles qui font les remarques citées ci-dessus).
Je me méfie du soleil, mais je l’adore. Qu’il fasse beau en ce moment en Belgique me fait revivre, j’adore quand il fait si beau et si chaud
Oscar S, « l’autre coiffeur » et pas pour rien
Ce n’est pas dans mon habitude de faire des blogpost pour tacler les gens ou les services mais là je ne pouvais pas me taire. Peut-être par frustration de ne pas avoir eu assez de répartie sur le moment…
Bref, samedi j’avais rendez-vous chez Oscar S, « l’autre coiffeur » (c’est eux qui le disent), pour un chignon, à Stockel. C’était le jour du mariage d’une amie et j’avais réussi à avoir rendez-vous en m’y prenant assez tard (le mardi). J’avais rendez-vous à 9h45.
Je suis partie de chez moi à la bourre sans avoir pu prendre mon petit déjeuner, à 9h45 pile, or j’appelle toujours pour prévenir quand je serai en retard quelque part. J’appelle donc pour dire que je suis là dans 10 minutes, la fille me répond « pas de souci, la coiffeuse est encore occupée sur un chignon ».
J’arrive au salon de coiffure un peu avant 10h. Une vieille dame me précède, on l’accueille, on lui prend sa veste, on l’installe. Moi on me demande direct « c’est pour le chignon ? Elle n’a pas fini, installez-vous là en attendant » et on m’installe sur un siège en plein soleil dans le salon sans me débarrasser. On me demande quand même si je veux quelque chose à boire, je réponds un verre d’eau que je n’ai jamais vu arriver. On m’apporte également une pile de magazines.
La coiffeuse termine de faire le chignon puis on me prévient qu’elle va d’abord boucler les cheveux d’une autre fille (elle a « juste ça à faire ») et que ce sera mon tour après. Je dis ok, la façon dont c’était dit me faisait penser que ça n’allait pas durer longtemps et puis les minutes passent… Il est 10h40 quand je remarque que la coiffeuse a à peine bouclé ¼ de la chevelure de la fille et j’imagine donc que je ne suis pas prête de me faire coiffer. Or si j’avais prévu un timing large, je devais quand même être à Enghien à 13h30 en ayant mangé avant, + le maquillage et passer chez mon amoureux pour qu’il récupère son costume. Je demande à la coiffeuse si elle en a encore pour longtemps, elle appelle le patron qui vient me trouver. Un gars super nerveux et bien agité. Je lui explique que j’avais rendez-vous à 9h45, qu’il est 10h40 et que visiblement elle n’est pas prête de terminer les boucles de la demoiselle.
Sur ce, il commence à me répondre que c’est ma faute et que je suis arrivée en retard. Que donc il a pris la personne qui avait rendez-vous après moi. Là je lui réponds que j’ai prévenu que je n’avais que 10 minutes de retard, qu’on m’a dit ok, et que ce n’est pas malin de prendre quelqu’un qui a rendez-vous après moi et qui va me mettre plus d’une heure de retard sur mon planning. Que j’ai un mariage auquel je dois assister etc. Il continue à me dire que c’est comme ça, que j’étais en retard et que c’était donc ma faute et que les autres filles vont aussi à un mariage. Moi je commence à paniquer parce que je vois que je ne vais pas être coiffée avant perpette, il me dit assez brusquement de me calmer et que c’est comme ça, je n’avais qu’à pas être en retard, qu’il a un salon à faire tourner et qu’il n’y a qu’une coiffeuse qui fait les chignons.
Sur le moment, je n’ai pas eu la répartie de lui répondre que quand je suis arrivée la coiffeuse n’avait pas terminé le chignon qu’elle était en train de faire et que donc si j’étais arrivée à 9h45 pile elle ne m’aurait pas pris avant 10h10. J’étais tellement furax que je sentais les larmes monter (quand je suis très fatiguée ou très énervée, je pleure) et j’ai quitté le salon. Hors de question de donner mon argent à un incompétent.
La logique féminine du shopping
Sur Internet, c’est simple, t’es tentée tout le temps. Une blouse, des chaussures, un vernis, un coussin, un objet décoratif, des couverts,… tout et n’importe quoi !
Du coup, souvent, t’hésites. Bah oui, quand même. Alors tu retournes sur le site Internet en question pour voir l’objet de ta convoitise. C’est déjà un signe en soi, que tu le veux le truc, mais chaque fois que tu te connectes, juste avant d’arriver sur le site, tu doutes, et tu attends un signe.
Dans ce cas là tu as deux cas de figure, qui sont tous les deux à la fois un happy end et un bad end, qui peuvent se produire.
Le premier, le happy end au premier abord, tu as une révélation. Tu te dis « et m***** je mangerai encore des pâtes, tant pis, je le prends », tu mets l’objet dans ton panier, tu valides, tu paies, c’est commandé et maintenant c’est trop tard pour changer d’avis. C’est comme arracher un sparadrap. Ou une bande épilatoire. Vite et bien fait, pour ne pas laisser le temps au doute de revenir. Le happy end c’est que tu as eu l’objet que tu voulais. Le bad end, c’est que tu as encore dépensé des sous que tu ne voulais pas dépenser. Du moins, pas pour ça.
Le second, le bad end, c’est que l’objet que tu voulais et pour lequel tu doutais n’est plus disponible, plus de stock. En même pas un centième de seconde, tout est clair dans ta tête : cet objet, tu le voulais. Tu t’en veux de ne pas l’avoir pris plus tôt, tu en veux à toutes celles qui ont décidé de l’acheter aussi, tu en veux à la terre entière, tu es frustrée. Y a pas pire.
Le happy end, c’est que tu as toujours tes sous. Le bad end du happy end du bad end (vous suivez toujours ?) c’est que tu vas chercher autre chose à acheter pour compenser ta frustration, et tu vas certainement claquer tes sous quand même. Alors que tu ne voulais pas les dépenser. Du moins, pas pour ça.
Ce n’est pas compliqué, une femme !
(J’ai rédigé cet article par rapport aux baskets compensées que vous voyez ci-dessus. Je les voulais mais ce n’était pas raisonnable. Puis elles ont été hors stock et là je m’en suis voulu de ne pas les avoir prises. Plus tard, j’ai eu une petite rentrée d’argent. Je suis retournée sur le site et magie, elles étaient à nouveau en stock. Je les ai prises direct !)








