Like Crazy, une pépite romantique
C’est Camille, de Fashion Gazette, qui m’a donné envie de voir ce film. J’ai attendu un soir où j’étais seule à l’appart, l’amoureux sorti avec ses potes, pour le regarder.
Les deux acteurs ne sont pas très connus mais sont tous les deux de gros coups de cœur et je compte bien suivre leur trajet qui je l’espère se verra ponctué d’autres films aussi réussis que celui-là.
Le scénario n’est pourtant pas des plus originaux. Il s’agit de l’histoire d’un amour à distance entre une anglaise, Anne (interprétée par Felicity Jones) et un américain, Jacob (interprété par Anton Yelnich). Ils se rencontrent en Amérique, mais Anna laisse expirer son visa et se retrouve interdite de séjour sur le sol américain… Leur amour va se retrouver mis à l’épreuve de la distance, du temps qui passe, des tentations,…
Je trouve personnellement très difficile de filmer une histoire d’amour. Il y a tellement de sentiments, d’expressions, de silences à faire parler correctement. Auxquels donner un sens. Il n’y a d’ailleurs rien de pire selon moi que les « rom com », ces comédies romantiques à deux balles, souvent américaines et franchement nunuches, même si elles peuvent s’avérer être (parfois) de bons divertissements.
Like Crazy livre une belle photographie à la bande son soignée avec deux interprètes de talent. Ils ont un physique ordinaire au premier abord, mais ne vous y méprenez pas. Ils font preuve d’un charme fou avec un simple sourire ou un regard.
C’est un film que j’ai perçu comme étant très personnel. Drake Doremus, qui le réalise, en a d’ailleurs été également le scénariste et cela donne un résultat criant de vérité. Grâce à l’alchimie parfaite entre Felicity Jones et Anton Yelnich, nous avons enfin du Vrai au cinéma. Voilà un sacré coup de pied donné au derrière des « rom com » !
J’ai totalement craqué pour la complexité des sentiments dépeinte dans ce film mais aussi le vécu qu’on sent en toile de fond.
Frais, lumineux, beau, triste, amer, naïf, attachant, romantique… je vous le recommande vraiment. Une pépite.
Ce qui fait le plus mal finalement, c’est la fin. Comme dans tous les films, elle est à prendre ou à laisser. Personnellement, comme Camille, elle m’a juste donné envie de relancer le film une seconde fois…
[Concours] Minuit à Paris, le dernier Woody Allen, en avant-première
Un petit concours pour vous, ça faisait longtemps !
On m’a proposé de vous faire gagner 5 x 2 places de cinéma pour découvrir le dernier Woody Allen, Minuit à Paris, en avant-première le 11 mai prochain.
Attention, ces places ne sont valables que dans des cinémas en France. Malheureusement, ce n’est pas valable pour la Belgique
Minuit à Paris
Casting : Kathy Bates, Adrien Brody, Carla Bruni, Marion Cotillard, Rachel McAdams, Michael Sheen et Owen Wilson.
Ce film fera l’ouverture du Festival de Cannes, et sortira simultanément dans toute la France le 11 mai à 20h. Les spectateurs français pourront donc découvrir le film en même temps que le jury.
Bande-annonce :
Pour participer
Laissez tout simplement un commentaire à cet article. Vous avez jusqu’au vendredi 6 mai pour participer. Bonne chance !
Never Let Me Go
Je voulais voir ce film il y a un bon moment, malgré que je n’en savais rien à part le casting. J’ai fait l’erreur de lire un synopsis et de regarder la bande-annonce qui m’ont, comme de plus en plus souvent maintenant, spoilée. Mais j’ai tenu bon, j’ai vu le film et bien m’en a pris !
Pitch rapide
Ce film raconte l’histoire de Kathy, Tommy et Ruth, trois jeunes anglais qui ont grandi ensemble dans une école coupée du monde. Très vite, ils apprennent qu’ils ne sont pas des personnes comme les autres…
Je m’arrête là, je ne souhaite pas en dire trop sur l’histoire et vous laisser la découvrir.
Un jeu d’acteurs terriblement émouvant
Les trois personnages sont superbement interprétés par les jeunes Carey Mulligan, Andrew Garfiel et Keira Knightley qui ont à peine 25 ans (pour les filles) et 27 ans.
J’ai été totalement surprise, mais aussi émue et touchée par leur jeu.
Keira Knighley on ne la présente plus. C’est une actrice que je trouve très talentueuse et que j’ai adoré dans Last Night, un film sur le coupe que j’ai trouvé assez sombre, ainsi que dans Atonement où j’ai beaucoup apprécié son duo avec James Mc Avoy.
Carey Mulligan et Andrew Garfield sont par contre des découvertes. J’ai eu l’occasion de voir la première dans Wall Street, money never sleeps. Un film distrayant mais sans plus. J’ai pu voir le second dans The Social Network, film dans lequel, je l’avoue, il m’a surtout séduite par sa belle gueule plutôt que pour son jeu.
Avec Never Let Me Go j’ai pu découvrir ces trois acteurs dans des rôles profonds, incarnant des personnages qui ont une façon d’aborder la vie totalement hors du commun. J’ai vraiment été touchée par chacun d’entre eux, avec une petite préférence pour Carey tout de même.
Une histoire très profonde
Je ne souhaite pas en dire trop sur le scénario. J’ai de plus en plus tendance à boycotter bandes-annonces et synopsis tellement on m’en dit trop à chaque fois.
Il s’agit d’une adaptation du livre « Auprès de moi toujours » du romancier britannique mais d’origine japonaise Kazuo Ishiguro. Ce film aborde des thématiques très profonde comme la vie et son sens, la maladie et l’éthique qui tourne autour, l’amour, la mort. Ainsi que tous les sentiments qui les guident ou qu’elles provoquent. Nous découvrons les réactions des protagonistes mais surtout leur étonnante capacité à « faire avec » ce qui leur arrive. Pas de rébellion, ni de fuites. Ils assument, subissent, encaissent.
C’est donc un film que je qualifierais de contemplatif. Déjà parce qu’il montre les superbes paysages dont l’Angleterre a le secret. Mais aussi parce qu’il nous montre la facette de chaque personnage, des personnages qui doivent être les plus profonds que je n’ai jamais vus dans un film. Je n’ai rencontré autant de profondeur que dans des romans.
A découvrir ?
Si vous n’avez pas besoin d’action, aimez le détail du psychologique des personnages, avez cette faculté de simple contemplation, alors ce film est fait pour vous. Profond, touchant, émouvant, j’ai vraiment été chamboulée par cette histoire particulière.
Je compte bien lire le livre, afin de la vivre une seconde fois et différemment.
P.S: N’oubliez pas que vous avez jusqu’à lundi 14 mars minuit (donc toute la journée du 14 mars) pour laisser maximum 3 commentaires à cet article. Vos commentaires me permettent de peut-être gagner une Nespresso Pixie et vous permettent de peut-être gagner un coffret de capsules Nespresso. Merci !
Burlesque, une comédie musicale avec Cher et Christina Aguilera
Hier, je suis allée aux Ladies Night, une soirée organisée tous les derniers mardis du mois au Cinéscope de Louvain-la-Neuve où seules les filles peuvent entrer !
Au programme, différents stands dans les thématiques beauté, bien-être, cuisine, loisirs. A boire et à manger. Une tombola. Et puis un film Hier il s’agissait donc de Burlesque, en avant-première puisqu’il ne sort que le 22 décembre.
Le pitch
Ali Rose (Christina Aguilera), jeune chanteuse, décide de quitter l’Iowa pour Los Angeles afin de pouvoir vivre de sa passion: la danse et le chant. Elle va se retrouver au Burlesque, un cabaret tenu par Tess (Cher), une femme avec du caractère et qui sait ce qu’elle veut.
Mon avis: 3,5/5
Je ne suis pas friande des comédies musicales, je dirais même que je suis assez difficile en ce qui concerne le genre. J’ai cependant beaucoup apprécié Burlesque.
J’aime l’ambiance des cabarets et leurs mises en scène où l’érotisme tire parfois sur la satire sociale. Burlesque ne déroge pas à la règle, même si l’esprit « L.A » y est très fortement présent. La bande originale du film est très bonne, les chorégraphies sont superbes et les costumes à tomber.
Après il y a bien évidemment l’histoire d’Ali un peu neuneu, allant franchement vers le cucul-la-praline mais l’histoire de la fille qui commence tout en bas pour arriver tout en haut nous fait toujours rêver, nous les filles !
J’ai beaucoup apprécié de découvrir Christina Aguilera dans un film. Si elle a certains tics pouvant être agaçants, et une façon d’exagérer certaines expressions qui enlèvent du naturel au personnage, je l’ai quand même trouvé souvent touchante et ce rôle était taillé pour elle. Elle a une voix magnifique, que je préfère d’ailleurs à celle de Cher.
Après il y a Cher que j’ai déjà vu dans d’autres films, on y retrouve aussi Eric Bane qui interprète Mark Sloane dans Grey’s Anatomy et Kristen Bell qu’on a déjà vu dans Veronica Mars et dans Heroes. Stanley Tucci figure également au casting et je dois avouer que c’est un acteur qui commence à me plaire de plus en plus. On le voyait souvent dans des comédies con-con mais il commence à interpréter des rôles qui ont un peu plus de profondeur. Il m’a souvent fait rire durant ce film.
Puis il y a biensûr du beau gosse, en plus de Mark Sloane qui est un peu trop vieux pour moi ^^, avec Cam Gigandet que vous avez pu voir dans Newport Beach si vous avez suivi la série (il joue un voyou) ou dans le premier film de la saga Twilight (il joue James). C’est un acteur qui ne me plaisait pas particulièrement puisqu’il joue souvent les bad-boys mais son rôle dans Burlesque est tout autre et j’ai beaucoup apprécié le changement de genre.
Burlesque est donc une comédie musicale à regarder en toute légèreté, ça ne vaut probablement pas la scénarisation et la réalisation d’un Moulin Rouge mais ça reste distrayant et plaisant à suivre. Surtout pour la BO et les chorégraphies qui ne sont pas si nombreuses que ça (il n’y a pas que des chansons comme dans certaines autres comédies musicales)
Avant-première de The Social Network
Hier j’ai eu la chance d’assister à une projection privée de The Social Network chez Sony Pictures Releasing, le film sur Facebook qui ne sort que le 27 octobre en Belgique (et le 13 en France, je pense) ! Il n’est même pas encore sorti aux USA, c’est pour dire qu’il s’agissait d’une belle avant-première.
Réalisé par David Fincher à qui l’on doit déjà les perles Seven, Fight Club ou encore Zodiac.
J’ai aimé:
- La structure de la narration. Il ne s’agit pas d’une histoire linéaire suivant la chronologie de la création de Facebook. Biensûr, tous les éléments sont présents. Mais l’utilisation de flash-backs et une conception plus archaïque du temps rythment très bien le déroulement de l’histoire.
- Les jeu des acteurs et plus particulièrement Andrew Garfield qui incarne Eduardo Saverin, le meilleur ami de Mark Zuckerberg et qui l’a aidé à monter Facebook en tant que CFO (directeur financier). Ok j’avoue, déjà il a une belle gueule. Mais c’est vraiment l’acteur et le personnage qui m’a le plus touché. Justin Timberlake était plutôt convaincant également, cependant j’avoue que je me suis endormie devant Alpha Dog donc c’est la première fois que je peux vraiment juger de ses talents d’acteur Quant à Jesse Eisenberg qui incarne Zuckerberg, je crois qu’on est bien parti pour le voir dans d’autres films, il est assez convaincant ! Pas du tout comme dans Zombieland, il a très bien incarné un personnage plutôt fermé avec une (trop) haute estime de lui-même.
- L’idée qu’on fait un film sur la création de quelque chose d’hyper moderne, toujours en pleine ascension, et qui n’a que 6 ans. On est plutôt habitués à avoir des films longtemps après les événements, avec la création, l’avènement, puis la chute.
- Les relations entre les personnages. Ce qui est plutôt bien, pour un film qui parle de Facebook Je ne sais pas quelle est la part de vrai et de romancé dans le film, mais j’ai beaucoup apprécié la façon de Fincher de montrer la connexion entre les protagonistes du plus grand réseau social actuel. David Fincher évoque en filigrane la jeunesse de Mark Zuckerberg, ainsi que l’immaturité et le manque d’expérience qui vont avec. A regarder le film au premier degré, on le prendrait pour un gros connard, disons le clairement. Mais si on garde à l’esprit qu’il est né en mai 1984 et a commencé Facebook en 2003 pour voir l’avènement de celui-ci dès début 2004 donc à même pas 20 ans, on relativise un peu. Cela aurait pu être un peu plus accentué tout de même, mais peut-être que Mark Zuckerberg est vraiment un gros connard maintenant, qui sait ;)
- L’humour. On s’attendrait plutôt à voir un film super sérieux tirant vers le documentaire ou le biopic mais pas du tout. C’est romancé, il y a énormément d’humour, et les dialogues sont très riches (d’ailleurs j’admire le débit de Jesse Eisenberg lors de la première scène du film ! Meilleur que Sheldon de The Big Bang Theory ^^)
- La BO. Composée par Trent Reznor et Atticus Ross, elle est vraiment géniale et super bien adaptée au film. Vous pouvez d’ailleurs déjà en télécharger 5 morceaux gratuitement et légalement !
Conclusion: 4/5
J’ai beaucoup apprécié ce film mais j’avoue qu’il est assez difficile à critiquer.
Il est cependant tout de même intéressant de constater que ce film présente un Mark Zuckerberg qui n’est pas capable de s’intéresser aux autres, pas même à ses amis, qui se sent supérieur par rapport à pas mal de gens et ne semble pas se préoccuper plus que cela d’avoir des liens sociaux. Dès lors, les relations sur Facebook ne pouvaient qu’être artificielles puisque conçu par quelqu’un qui en a une vision totalement erronée et à la limite très théorique.
Bande-annonce:












