L’Odyssée de Pi : prouesses technique et émotionnelle
Début de semaine, j’ai été invitée à assister à une avant-première du film « L’Odyssée de Pi ». Un film qui s’est avéré être une expérience cinématique d’un nouveau genre.
Le pitch : Pi, un jeune adolescent indien, embarque avec sa famille et les animaux du zoo de celle-ci sur un bateau en direction du Canada. Lors d’une tempête, le navire sombre avec pratiquement tous ses occupants. Rescapé du naufrage, Pi se retrouve à devoir partager un canot de sauvetage avec Richard Parker, un tigre…
Il s’agit en fait d’une adaptation du livre de Yann Martel, intitulé « Histoire de Pi », et connu pour être inadaptable au cinéma. Un pari qu’Ang Lee a relevé…
J’ai malheureusement manqué les premières minutes du film et donc une partie du plantage du décor. Cependant, j’ai compris le film comme étant un voyage initiatique et philosophique ainsi qu’un questionnement de la foi avec comme conclusion le fait qu’il n’y a pas de réponses à tout. Ce qui est plutôt perturbant pour un film qui te pousse à te questionner, justement !
J’ai vu le film en 3D et celle-ci est plutôt bien intégrée même si je préfèrerai toujours les versions en 2D. La bande annonce laisse présager de belles images et c’est le cas, Ang Lee n’a pas lésiné sur les moyens et plusieurs plans du film envoient du « woaw » en pleine figure. Cependant, je ne sais pas si c’est dû à la 3D ou au fait qu’on doute de la véracité des images qu’on voit et de l’histoire qu’on nous raconte mais j’ai été dérangée par une impression de « fake » un peu trop présente. Il y a bien entendu des plans magnifiques comme lorsque le tigre nage dans l’océan, ou lorsque Pi se retrouve face à l’épave du bâteau à plusieurs mètres de profondeur. On a presque envie de retenir notre souffle comme si nous étions aussi en apnée. Le naufrage est d’ailleurs lui-même spectaculaire et j’ai, comme d’habitude, fondu en larmes. J’ai particulièrement apprécié les séquences où le ciel se confondait avec les fonds marins, très réussies. Et puis la reproduction des vagues, de la houle, du mouvement des eaux… j’ai failli en avoir le mal de mer tellement c’était réaliste ! Cependant, il y a des faiblesses qui font qu’à quelques moments on voit trop que nous ne regardons que des pixels (à un moment, j’ai eu l’impression de voir le tigre faire du sur place et le décor qui est déroulé devant lui, par exemple).
Concernant l’histoire, j’ai malheureusement trouvé qu’elle manquait de rythme. Au début, lorsque Pi raconte son histoire à un écrivain athée dans le but de l’amener à croire en Dieu, nous jonglons beaucoup entre des plans de sa jeunesse et des plans actuels de discussion entre les deux protagonistes. Parfois très rapidement. Cela m’a un peu dérangée et empêchée de rentrer dans l’histoire. Une fois que le bâteau a sombré, nous restons en tête à tête avec Pi et le tigre. J’ai préféré même si c’est, selon moi, tiré en longueur avec la séquence sur l’île. Et pas cohérent avec les 30 minutes d’introduction du film. Je me disais « what’s the point, dude ? ». « Où veux-tu en venir ? ». Car si l’introduction est très portée sur la religion, la survie l’est nettement moins. Elle est plutôt contemplative. Tu te dis que si l’histoire de Pi est sensée convaincre l’écrivain athée de croire en Dieu, c’est pas gagné si le seul argument c’est « j’ai réussi à survivre en mer et avec un tigre car Dieu a entendu mes prières et m’a envoyé du poisson au bon moment ». D’autant plus qu’on ne le voit vraiment pas prier souvent.
Heureusement, le dialogue final entre l’écrivain et Pi est venu « remettre l’église au milieu du village » au sens propre que pourrait avoir cette expression, à savoir ramener la religion au premier plan. La conclusion du film m’a déstabilisée car elle n’était pas celle que je voulais : dans la vie, on n’a pas réponse à tout. Or, j’en aurais bien voulu moi, des réponses. Par contre, la raison selon laquelle l’écrivain athée devrait croire en Dieu est d’une simplicité qui m’a énormément plu. Je ne peux pas vous en dire plus sans spoiler un moment très important du film qui vous gâcherait vraiment tout le périple qu’Ang Lee souhaite vous conter. Mais ce « et bien pour Dieu, c’est pareil » lancé par Pi m’a tout simplement scotchée.
En résumé, « L’Odyssée de Pi » est un film que je vous recommande pour ses performances techniques et visuelles (même si j’aurais légèrement plus peaufiné l’affaire à certains moments) ainsi que pour sa puissance émotionnelle. Car même si j’y ai trouvé des longueurs, de l’émotion j’en ai ressenti à plusieurs moments. C’est une expérience de cinéma à vivre car énormément liée à l’interprétation personnelle de chacun et donc unique.
Je ne la vivrai cependant pas une seconde fois.
Clochette et le secret des fées (concours)
Clochette est, de loin, mon dessin animé Disney préféré aujourd’hui. L’univers est super mignon, ils ne chantent pas trop (un critère très important pour moi) et les histoires ont ce petit côté « cute » qui fait craquer quand le moral dégringole.
J’ai attrapé la « fièvre Clochette » avant d’être hospitalisée il y a quelques années. J’avais pris quelques films avec moi à regarder sur mon ordinateur dont Clochette. C’est depuis lors devenu une tradition : si je suis malade ou angoissée, ces dessins animés font partie de mes « films remèdes ». (Il faudrait que je vous reparle de ça, j’ai effectivement des films que je regarde comme si je prenais un médicament, pour plusieurs situations différentes).
J’ai reçu le DVD du dernier Clochette, « Clochette et le secret des fées ». Je l’ai regardé alors que j’avais ma sinusite de l’année Celui-ci est mis en vente dès aujourd’hui, mercredi 12 décembre, et je vous le recommande si c’est un univers qui vous parle !
Il existe un royaume interdit au-delà de la Vallée des Fées où l’hiver est roi: la Forêt Blanche. Clochette toujours aussi intrépide et têtue, décide de s’y aventurer. Et alors qu’elle en franchit la frontière, un phénomène étrange se produit: ses ailes se mettent à scintiller de mille feux. Intriguée, Clochette cherche à retourner dans la Forêt Blanche malgré le danger…
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Les Mondes de Ralph
Samedi dernier, j’ai été invitée à l’avant-première du dernier Disney, « Les Mondes de Ralph ». Je dois dire que pour me convaincre d’aller voir un dessin animé au cinéma, ce n’est pas évident. Je suis restée sur des impressions peut-être un peu erronées où les personnages chantent tout le temps et où ça m’agace. Le dernier Disney que j’ai vu et qui m’avait laissé cette impression-là était d’ailleurs « La Princesse et la Grenouille ». Il n’y a guère que les Clochette que j’adore regarder !
Pour « Les Mondes de Ralph », c’est le pitch qui m’a convaincue et c’est sans doute aussi ce qui m’a séduite : un méchant de jeu vidéo qui voudrait bien être un gentil car il en a marre d’être mal aimé, et va donc explorer d’autres jeux pour trouver une action héroïque à réaliser. J’ai grandi avec des jeux vidéo et je joue encore aujourd’hui donc je pense que je ne pouvais qu’être accrochée par cette histoire.
L’ambiance « jeu vidéo des années 80 », salle d’arcade (que je n’ai pourtant pas connu), j’adore. Et surtout l’idée de voir tout ça de l’intérieur. Que les personnages des jeux d’une salle d’arcade, ils bossent et quand la journée est finie ils rentrent chez eux.
Le film est bourré d’anecdotes et de références qui sont vraiment agréables à reconnaître. J’ai ri plusieurs fois à cause de ça.
Si vous n’êtes pas branché jeux vidéo, vous apprécierez quand même. Les personnages sont attachants, la réalisation sympa et l’histoire très bien racontée. De plus, il n’y a pas de chants ! ^^(mais du Rihanna, Skrillex et Owl City…).
Le film sort le 12 décembre en Belgique.
Un conseil : ne prenez pas de pop-corn mais des bonbons, car vous allez diablement en avoir envie !!!
Avant avant-première de « Il était une fois, une fois »
Oui, mon titre se répète beaucoup mais pourtant il ne s’agit pas d’une erreur ! J’ai été invitée à assister l’avant avant-première du film « Il était une fois, une fois » lundi 16 janvier dernier. En présence du réalisateur et des acteurs, s’il vous plait ! Je remercie l’équipe du film et Mateusz de m’avoir permis d’y assister :)
Je connaissais le pitch de base : une comédie sur des belges à Paris. A ce moment-là seule une bande-annonce (plutôt de type teaser) et un teaser officiels étaient sortis. Depuis, une seconde bande-annonce est sortie et je conseillerais plutôt de ne pas la regarder.
Ce genre de film ne brille pas spécialement pour son scénario, plutôt pour sa mise en scène et ses dialogues. La première bande-annonce et le teaser donnaient quelques blagues, suite auxquelles on se demande toujours « est-ce qu’il y aura d’autres blagues ou pas dans le film ? A-t-on déjà tout vu ? »
Et bien, non. J’avais vu ces deux extraits là et il y a plein d’autres blagues et moments cocasses dans le film. Par contre, si vous regardez la dernière bande-annonce, plusieurs gags vous seront spoilés. A vous de voir ce que vous préférez.
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X-Men : First Class, le commencement
Aujourd’hui je suis allée voir une avant-première assez particulière. J’ai vu le dernier X-Men, First Class, à minuit. J’avoue avoir pris un café à 17h et un Redbull sur place pour être sûre de tenir le coup… Et j’ai tenu le coup!
J’ai beaucoup apprécié ce dernier volet d’une saga qui me plait bien mais dont j’ai oublié beaucoup de détails. Heureusement j’ai depuis peu le coffret DVD de la quadrilogie pour me rafraichir la mémoire.

C’est le casting qui m’avait mise en confiance. On retrouve James Mc Avoy, un acteur que j’adore, dans le rôle du Professeur Xavier. Ainsi que Michael Fassbender dans le rôle de Magnéto.
C’est autour de ces deux personnages que le film va essentiellement se concentrer, et leur histoire est riche d’où les 2h30 de film.
Le film commence avec exactement la même scène que dans le premier X-Men, dans le camp de concentration en Pologne. On découvre ensuite ce qui arrive à Magnéto qui n’était encore qu’Erik Lehnsherr. Et sa rencontre et bout de chemin avec Xavier qui va façonner la dualité que nous connaissons bien à travers les autres films.
Ce que j’ai le plus apprécié dans le film c’est la psychologie du personnage de Magnéto que j’ai trouvé bien plus charismatique que dans les autres films. Le plus troublant est la façon dont il est aveuglé par sa colère, son besoin de vengeance mais aussi sa souffrance. Des ingrédients qui vont l’amener à devenir et à agir exactement comme ces nazis qu’il déteste tant… Pourquoi son but à lui serait-il plus noble alors qu’il est à nouveau question de génocide ?
Je vous recommande vivement le film, un très bon divertissement qui a eu le bon gout de ne pas sortir en 3D. J’ai l’impression qu’aujourd’hui c’est un détail qui nuit souvent aux grosses productions plus qu’autre chose… Non non non ici nous avons bien un bon vieux divertissement comme on les aime, à savourer dans une salle obscure.
(Ceci est le premier article que je rédige avec mon iPad ^^)


















